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SOPHIE DE HENAU

SOPHIE DE HENAU

Je ne suis pas coach … certifiée, je fais du coaching !

Je ne suis pas coach … certifiée, je fais du coaching !

 

Pourquoi cet article ?

Disons que je fais partie des personnes qui n’aiment pas être mises dans des cases, être cataloguées à coup de diplômes et de certifications 😉

Et pourtant j’en possède quelques uns. C’était l’époque où j’étais encore attachée à ce que l’autre va dire ou penser (dans ma sphère professionnelle je précise 😊

J’ai toujours été comme cela, mon avancée sur le chemin de la sagesse a accentué cette propension à m‘éloigner des catalogues !

L’origine du mot coach :

« Au 15e siècle, le village de Kocs vivait de la construction de charrettes et du transport de marchandises entre Vienne et Budapest. À cette époque, « un carrossier inconnu de Kocs a conçu une voiture plus grande et plus confortable que toutes celles connues à l’époque. On l’appelait Koczi szeter, un ‘wagon de Kocs’, qui a été raccourci en kocsi », écrit Robert Hendrickson. [Note de l’auteur : « wagon de Kocs » est mieux traduit par kocsi szekér].

Au cours du siècle suivant, le kocsi est devenu populaire et a été copié dans toute l’Europe. Le nom est devenu kutsche en allemand, coche en français, et coach en anglais. « C’est du nom de la diligence anglaise tirée par des chevaux que sont nés toutes les diligences, les autocars et enfin les aérostats », selon Hendrickson. » – https://keithwebb.com/why-the-origin-of-the-word-coach-matters/

Ensuite le mot coach a été semble-t-il utilisé à l’université d’Oxford, et il faisait référence à l’instruction, l’entraînement. C’était à l’époque, début 1800, considéré comme un mot d’argot pour désigner le tuteur qui accompagnait son élève jusqu’à l’examen. Très vite il a été lié au domaine sportif.

Qui étaient coachs ?

Les sportifs qui avaient eu une carrière plus ou moins longue dans le sport dans lequel ils deviennet coachs (coacher est apparu dans le dictionnaire français).

Je vous invite à taper le mot coach sur google images et à regarder les résultats.

La tradition initiatique emploie un autre mot, celui de maître.

Pour devenir maître il y a deux étapes préliminaires, celles du compagnon et de l’apprenti.

Une fois qu’on est maître, on ne l’est pas pour la vie. Car la vie est un chemin semé d’embûches qui obligent le maître à se placer à nouveau dans une position d’apprenti puis de compagnon et atteindre u autre stade de maître. Et ainsi de suite va la vie de l’initié qui chemine sur sa spirale de croissance.

Le coach, pour moi, c’est pareil. Il a d’abord été un étudiant, un novice, un apprenant. ensuite il a pratiqué, encore et encore. Il a tiré des leçons de ses expériences. Sur son chemin de vie il croise des débutants, qui comme lui il y a des années, ont besoin de conseils pour avancer, ont besoin d’accompagnements pour devenir meilleur et progresser.

Le coach afin de progresser, rencontre d’autres maîtres qui cheminent depuis plus longtemps, que ce soit dans cette vie ou une autre, dans un autre temps.

Car une fois acquise cette sagesse de coach, de maître, elle nous suit dans nos différentes vies, dans nos différentes incarnations.

Et c’est de cette manière que l’on devient une vieille âme.

Pour en revenir au coaching, de quoi s’agit-il exactement ?

Observez les cellules familiales traditionnelles, qui existent encore dans certains pays.

Toutes les générations vivent ensemble, sous le même toit, et/ou dans une proximité physique (village, maison).

Et toutes bénéficient de cette vie de proximité. Il s’agit d’un win win pour tout le monde.

Les anciens font du coaching. Les anciens accompagnent les plus jeunes, avec leurs conseils  de vie issus des expériences passées.

Il n’y a pas d’école pour devenir parent.

Qui peut le mieux nous apprendre le « métier » de parent sinon les anciens ?

Alors oui, il y a tout le conditionnement de la culture qui va avec, toutes les croyances, tous les principes.

Mais c’est valable également pour le coach.

Un coach est dans la relation d’aide tout comme un thérapeute.

Connaissance, professionnalisme, ne sont pas l’apanage des coachs, des médecins, et la période dans laquelle nous vivons depuis début 2020 nous le montre largement.

De tout temps il y a eu des charlatans dans tous les domaines, dans tous les métiers.

Nombreux sont celles et ceux qui ne se dirigeront que vers un diplôme, une certification.

Sous-entendu que sans ce sésame, les compétences, la connaissance, le professionnalisme ne sont pas présents, ne peuvent être présents.

A qui feras-tu le plus confiance ? A quelqu’un qui a de la bouteille comme on dit, càd qui a un vécu certain, pertinent, qui a fait ses preuves dans ce qu’il prône, ou à quelqu’un de fraîchement sorti des jupes de sa mère et qui n’a que son papier comme expérience ? Et pourquoi ton choix de l’un plutôt que l’autre ?

Les diplômés, les certifiés, accusent les non diplômés ou non certifiés de décrédibiliser la profession.

Lorsque je vais sur le site de l’ICF (International Coaching Federation), je découvre les 8 compétences du coach, qui sont :

1 –  il fait preuve d’éthique dans sa pratique

2 – in incarne un esprit coaching càd qu’il incarne un esprit ouvert, curieux, flexible et centré sur le client

3 – il définit et maintient les contrats (avec processus, plans, objectifs)

4 – il développe un espace de confiance et de sécurité

5 – il reste en présence, pleinement conscient avec le client, en utilisant un style ouvert, flexible, ancré et confiant

6 – il écoute activement (ce qui est un pléonasme, car écouter est toujours un processus actif, contrairement à entendre qui lui est un processus passif)

7 – il suscite des prises de conscience

8 – il facilite la croissance du client

A la lecture de ces 8 points je me pose légitimement la question : où est passée la dimension thérapeutique ?

Je m’explique. Un thérapeute sera un « bon » thérapeute pour l’autre dès lors qu’il a été thérapeute de soi. Tout comme on ne peut aimer et prendre soin de quelqu’un que si on s’aime et on prend soin de soi d’abord (la métaphore du masque à oxygène dans l’avion : à qui est-il demandé de poser le masque d’abord ? A vous, ou à votre enfant ?).

C’est la base.

Il est judicieux d’aller creuser son inconscient, responsable de 95% environ de nos actes quotidiens, afin de le libérer des chaînes familiales, (croyances, culture, principes, etc …). Tout comme un thérapeute, un coach, s’il ne passe pas par cette étape, ne pourra se targuer d’accompagner avec la meilleure objectivité possible, et surtout un maximum de recul.

Est-ce pour autant que je ne ferai pas appel à un coach ?

Non certainement pas.

Tout comme lors du choix d’un thérapeute, il doit y a voir un ressenti, un feeling. Cela doit coller tout de suite, sinon, la relation ne sera pas porteuse.

Je fais appel à un coach et à un thérapeute pour avancer sur mon chemin.

Et, comme nombreux d’entre vous, je me suis laissée illusionnée, abusée, par coach et médecins diplômés, avec une certaine notoriété.

Ma responsabilité ? Mon manque de discernement, de curiosité, et de confiance en moi.

Leur responsabilité ? S’être servis de mes manques.

Avez-vous JAMAIS demandé à quiconque de vous montrer son diplôme ou sa certification ? Perso,  jamais !

Il s’agit d’un conditionnement. Un conditionnement c’est le fait de ne plus penser par soi-même.

C’est agir comme un robot. Cela fait partie des 95% d’inconscient dont les actes automatiques font partie.

Lorsque j’examine les 8 compétences du coach, je peux affirmer que je suis coach, et pourtant non, je ne suis pas coach, car je n’ai pas le papier , le graal !

Pour rappel un psychanalyste, à qui vous confiez toute votre vie, n’a aucun diplôme de psychanalyste, n’a jamais été formé par une école de psychanalystes. Mais des millions de gens vont lui confier les tourments de leur âme.

Et combien de professions ont-elles perdu leur âme dès lors qu’elles ont été soumises à l’obtention d’un sésame ?

Combien de médecins, avocats, juges, professeurs, pour ne parler que des métiers vénérés comme on le fait avec un dieu, ont révélé leur incompétence ? Et la liste pourrait être plus longue.

Le papier en main n’est pas garant de sérieux, ni de compétences. Car il y a toujours le passif de vie de la personne qui d’une manière ou l’autre va influencer sa pratique.

Etre coach c’est être auto-discipliné, c’est appliquer sur soi ce qu’on enseigne, au quotidien. C’est être congruent.

Etre coach c’est être un exemple

Etre coach c’est laisser transparaître l’excellence dans son domaine

Etre coach c’est enseigner les concepts de coaching à ses clients, afin qu’ils deviennent autonomes, responsables et co-créataurs de leur vie.

Faire du coaching, c’est apprendre des méthodes et les enseigner. Un autre mot pour éduquer, comme un professeur le fait.

Vous l’avez compris, ce billet d’humeur est pour la validation, et la reconnaissance des compétences, des talents au-delà des diplômes et des certifications. Heureusement que l’époque que nous vivons actuellement, nous conduit vers un tel mode de fonctionnement.

Les coaches ont leur utilité, certains sont excellents, d’autres moins; c’est le cas dans toutes les professions.

Et comme le dit la tradition initiatique, le maître se présente quand l’élève est prêt. Et ce, quel que soit le maître, puisqu’il répond à un niveau de conscience et d’énergie bien précis du client, à l’instant T, qui est celui de la rencontre.

Voila pourquoi je suis reconnue comme coach par des coachs certifiés.

Voilà pourquoi je suis coach … non certifiée, et que je fais du coaching.

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